Chroniques littéraires·PLIB 2021

[#PLIB2021] Que la Mort soit Douce – T1, Laëtitia Danae

Auteure : Laëtitia Danae | Genre : Fantastique / Young Adult | Nombre de pages approximatif :  360  | Editions Plume Blanche – Collection Plume d’Argent | Parution : Août 2020
Trouvable sur le site de la maison d’édition (en papier et en numérique)

Résumé :

« — Nous venons de clore les autres entretiens, il ne reste plus que toi. Es-tu prête ?
— Ai-je vraiment le choix ? »

Depuis le décès de son père et parce qu’elle voit des fantômes, Katell n’a pas connu une existence bien paisible.
Seulement, la vie lui prévoit un destin bien plus incroyable, un destin de Santa Muerte.


2copmia Mon avis :

Je n’avais pas élu ce titre dans ma pré-sélection du PLIB, mais le résumé m’avait pas mal intriguée : il est certes court et allusif mais la mention de ce « destin de Santa Muerte » me rendait vraiment curieuse.

Comme je le disais dans le roman de Rose P.Katell Au-delà du Voile, j’aime bien les « revisites » de la figure de la Mort. Ce doit sans doute être une des images les plus ancrées dans notre imaginaire collectif (Qu’on le veuille ou non, on pense assez vite à une méchante faucheuse, non ? thinking-face_1f914) alors l’idée de voir la figure de la Santa Muerte – que je connaissais de loin – me plaisait.

J’ai donc commencé ma lecture plutôt emballée. Mais mon enthousiasme est retombé comme un soufflé pour plusieurs raisons…

Par le Ciel, je n’ai pas du tout aimé la première partie du roman. Les « gué-guerres » entre adolescents, les mesquineries des uns et les historiettes amoureuses des autres… Cela m’a ennuyée au plus haut point. Il y a quelques années, cela aurait été – et encore ! – mais là j’avais tout simplement envie de passer à la suite. Aller dans le vif du sujet, voir un développement intéressant des personnages, gagner en dynamisme dans l’intrigue, avoir du mystère ou de l’action… Quelque chose qui donne un peu de mouvement.

J’ai bien conscience que c’est une introduction nécessaire et j’ai bien saisi l’intérêt de nous glisser progressivement dans l’univers des Santas, mais… c’était beaucoup trop long.

J’ai par ailleurs beaucoup de mal à m’intéresser à la « première Katell » (avant qu’elle devienne une Santa) : je l’ai trouvé assez insipide. Je n’ai pas réussi à ressentir de l’empathie ni d’attachement pour elle. Le seul intérêt qu’elle présentait était son lien avec les fantômes, mais celui-ci est très long à être développé.
Katell Santa de la Douceur est quant à elle… peu avenante. Elle porte assez mal son nom. Enfin… elle a de la considération pour les vivants. Et encore, c’est un peu contradictoire : dans un sens, elle est préoccupée par son rôle de Santa Muerte et en même temps un de ses objectifs est de battre une sorte de compétition… Même si elle dit avoir un autre objectif, cela ne m’a pas paru très clair dans le fond.

Autre chose me chiffonne : des éléments de la « première » vie de Katell réapparaissent au cours de l’intrigue de façon très claire : ce ne sont pas allusions, Katell s’y trouve directement confrontée. Or, il n’est à aucun moment question de comprendre pourquoi et comment ces éléments se retrouvent sur son chemin – et de la façon dont elle les retrouve autant de temps plus tard. Est-ce moi seule qui tique à cette réapparition douteuse ?…

Dans la même idée, le roman s’ouvre sur un événement précis, qui lance Katell dans son récit. On remonte ensuite sa vie, jusqu’à ce qu’elle devienne une Santa.
Soit.
Mais nous ne « bouclons pas la boucle » pour revenir sur l’événement d’ouverture, qui m’a semblé empli de gravité (et donc potentiellement important ?). Pourquoi avoir ouvert là-dessus si nous n’avons pas d’informations supplémentaires, au moins à la fin ?
J’ai quelques soupçons, mais j’aurais aimé que cela soit éclairci.

La vraie originalité réside dans l’exploitation de la figure de la Santa Muerte, de l’opposition entre Semeurs de mort et Semeurs de vie et le Memento Morii qui est un « outil » utilisé par les Santas dans leur travail.

L’intrigue m’a donc plu très tardivement, à partir du moment où on tournait autour du problème autour du Memento Morii. C’est seulement dommage qu’on mette autant de temps pour y arriver… d’autant plus qu’une fois dans le cœur du sujet j’ai eu l’impression que tout s’emballait.

De ce fait, je suis mitigée sur la fin du roman. Cela aurait pu être une coupe judicieuse, mais l’histoire a été si longue au début que je me sens plutôt frustrée de devoir m’arrêter si net alors que nous atteignions enfin un peu d’action et d’intérêt.

En résumé, cette lecture m’a laissé un goût de sucré-salé – et je déteste cette saveur !
Si l’originalité de la figure développée, la Santa Muerte, était réellement intéressante, les longueurs et l’insipidité d’une bonne partie du roman m’ont relativement déçue, et la coupe brusque à la fin de l’histoire m’a de ce fait frustrée. Dommage !

N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en pensez ou si vous l’avez lu !

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