Chroniques littéraires

Printemps de funérailles, Alexandre-Fritz Karol

Auteur :  Alexandre-Fritz Karol | Genre :  Victorian / Dark Fantasy | Nombre de pages approximatif :  600 | Crin de Chimère Éditions | Parution : Juin 2020
Trouvable sur la boutique de la maison d’édition en ebook et en version papier

Résumé :

« Vingt ans.
Vingt ans que s’éternise la guerre entre la Ligue de Skarland et l’Empire anscaride. Mais les arcano-technologues, les sorciers hérétiques à la botte de l’empereur Hagen, ont mis au point de nouvelles armes qui ne tarderont pas à écourter le conflit : les dragonnefs, vaisseaux volants capables de rayer une ville de la carte en quelques heures.
Vingt ans aussi que Luther Falkenn court après les criminels. Comme policier, d’abord, et maintenant comme chasseur de primes. Mandaté par un richissime banquier nain pour mettre la main sur des documents volés particulièrement compromettants, il se rend à Solmost, où la Ligue fait face à une pression grandissante : soutenues par les dragonnefs, les armées de l’empereur approchent de la cité. Pas de quoi faciliter la tâche de Falkenn et de son acolyte Boniface, félin aux pouvoirs mystérieux, à la langue bien pendue et au caractère de cochon.
D’autant que dans la folle course aux armements qui les oppose à l’empereur, les dirigeants de la Ligue s’apprêtent à commettre l’irréparable en libérant un pouvoir oublié. Et Falkenn, qui croyait traquer un vulgaire voleur, va devoir affronter un adversaire d’un tout autre calibre, revenu tout droit de l’au-delà. »


2copmia Mon avis :

Un immense merci aux Éditions Crin de Chimère pour ce service presse tumblr_m9gck7lX2y1qzckow

La couverture du roman tout en sombre et le résumé mentionnant une traque, des arcano-technologues et un contexte tendu et complexe m’avaient énormément intriguée !

La plume est très élaborée, les descriptions très métaphoriques ou au contraire réalistes. S’il y a une certaine élégance dans le ton, l’auteur joue avec aisance pour le rendre par moments mordant ou ironique… À l’image des personnages.
Tels que Boniface qui a un sens de l’humour et un caractère effectivement géniaux, mais Falkenn n’est pas de mise car il sait se montrer tout aussi acerbe si on abuse de sa patience.
Les personnages sont narquois, pleins de cynisme. Certains sont manipulateurs et menteurs ; d’autres ont l’esprit retors, au bord du machiavélisme, pour défendre leurs intérêts ou acquérir ce qu’ils veulent.
Inutile de chercher des personnages « blancs » par ailleurs : la noirceur de l’histoire se retrouve dans la composition des personnages et leur psychologie. Peut-être que seul Somas fait exception, et Ichoria… mais le premier est peu écouté, la seconde est d’importance secondaire si ce n’est tertiaire dans l’intrigue.

L’univers politique, historico-géographique, religieux et magique est extrêmement complexe et riche. Il est absolument complet. Tout un vocabulaire créé de ce fait. Le roman est ainsi plutôt dense, en plus d’être un « petit » pavé (près de 600 pages !) mais l’intrigue est très prenante. Les fins de chapitres sont très soignées et motivent vraiment l’intérêt et le suspens notamment !
Il faut prendre quelques notes au début je pense pour bien se repérer et bien se souvenir de certains détails (les races particulières ou les noms de dirigeants par exemple). Mais c’est passionnant. Je salue l’auteur et son immense travail.
Petit plus aussi sur toutes les notes en tête de chapitres, qui enrichissent notre connaissance de ce monde, que ce soit par anecdotes ou extraits de livres d’histoire/textes sacrés entre autres.

L’intrigue s’étoffe ainsi, gagne en ampleur allant d’un mystère de prime abord mineur – une affaire d’indiscrétion et de documents volés, menu fretin pour notre chasseur de primes – aux problèmes politiques en cours… voire à beaucoup plus encore.
J’ai aimé qu’elle s’enrichisse en s’alimentant des failles qu’elle-même suggère de l’univers : des incohérences dans l’enquête et des fausses pistes (tant pour les personnages que pour le lecteur !), des manigances politiques suspectes et des alliances trop providentielles, des textes religieux ambigus…
Tout cela s’appuyant en plus sur des quêtes de pouvoir, secrets héréditaires et cetera.

Falkenn est un personnage plein de zones d’ombre que j’ai beaucoup aimé suivre. Comme je l’ai dit, il est aussi élégant que froid, efficace et cynique. Lui et Boniface se retrouvent plongés dans les problèmes et les mystères. Il semble même retrouver des ombres de son passé, complexifiant encore l’engrenage de l’intrigue et nous permettant d’en découvrir plus sur lui.

En résumé, il s’agit d’un roman à l’intrigue particulièrement riche et dense, prenant place dans un univers remarquablement développé ; la tension et la noirceur du cadre vont de pair avec des personnages complexes et doués d’une morale discutable ce qui les rend très intéressants !

Et vous, connaissiez-vous ce roman et sa maison d’édition ? Vous intrigue-t-il ?
N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en pensez ou si vous l’avez lu clin-doeil-coeur

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