Chroniques littéraires

Les Enfants de la Révolte – Tome 1 : La Machine à rêves, Mickaël Druart

Auteur : Mickaël Druart | Genre(s) :  Dystopie | Nombre de pages approximatif :  300| Maison d’édition : Livresque Éditions| Parution : Juin 2019 pour la présente édition
Trouvable sur le site de Livresque Éditions (Broché : 19.90€)
Ou sur Amazon (Broché : 19.90€, Ebook : 5.99€)

Résumé :
«
Après des décennies de violences banalisées émerge le Cercle, une nouvelle union basée sur la censure. Naît alors l’Onirik, une technologie capable de scruter les songes et déceler les traces de dissidence chez quiconque serait susceptibles de troubler l’harmonie du nouveau monde.
Tristan est étudiant à l’Académie, un nouveau système scolaire qui élève, loin de leur famille, les futurs citoyens du Cercle. Vient pourtant un jour où l’adolescent est pris pour cible par une dissidente déterminée à semer le trouble dans son inconscient.
Lorsque la renégate disparaît après avoir usé de l’Onirik pour lui adresser un dernier avertissement, le trouble du jeune homme se transforme en une solide conviction : tout ce qui lui a été enseigné depuis sa naissance est bâti sur un mensonge.
Dans l’ombre, Tristan et ses alliés s’accrochent à une volonté ferme : crocheter la serrure de leur cage dorée, et percer le secret de l’Académie. »


2copmia Mon avis :
Un immense merci à l’auteur, Mickaël Druart, de m’avoir accordé ce service presse tumblr_m9gcuvmluS1qzckow

J’avais été très attirée par le résumé de ce livre, déjà parce que j’aime bien les dystopies (même si j’en lis peu uYA5m-IBmO8jSdyhdJH1uISp0SU) ; ensuite pour la mention assez intrigante de cette machine qui surveille les rêves et cette dissidente qui semble de toute évidence être le grain de sable dans l’engrenage de cette trop belle organisation !

On se retrouve donc aux côtés du protagoniste-narrateur prénommé Tristan dans cette Académie. Cadre blanc, lisse, prétendument parfait assez typique de l’utopie. Le comportement y est méticuleusement paramétré, il faut savoir se ranger dans les rangs et être parfait pour espérer accéder aux hauts cercles de cette école – et peut-être devenir plus ensuite ?…
Et pourtant, le protagoniste parvient à se détacher de cet ensemble, et ce même avant que son quotidien ne soit bouleversé par le début d’incidents. Il a un humour douteux, mais qui fait sourire. Pourtant formaté à vivre dans l’acceptation et la conformité, il va peu à peu s’interroger. J’ai aimé suivre le flot des ses pensées, de ses doutes, de ses projets. Il va de l’avant, même lorsque les événements le privent des êtres qui l’entourent, même lorsque l’on fait vaciller ses convictions et qu’on le met à l’épreuve.
Reste à savoir ce qu’il fera de ce pistolet qu’on lui a mis entre les mains… hé hé.

La machine à rêve, l’ « Onirik », est le point central de l’intrigue. C’est en elle que réside les secrets, c’est par elle que Tristan est confronté au doute, et c’est d’elle qu’il faut se méfier.
Non contente de surveiller de quoi rêve chaque individu la nuit, elle traque les indices de rébellion… elle a vue sur l’inconscient de chacun !
Concevez un instant qu’on puisse voir désirs secrets, envies, caractère caché ou je ne sais quoi. Tout ce qui est dissimulé sous le masque le jour, tombe la nuit. On peut dès lors lire en vous comme dans un livre ouvert ! Comment cacher ce qu’on pense vraiment ?
A moins que les rêves ne deviennent une porte dérobée, un medium inattendu…

Ce que j’ai adoré dans ce roman est le ménagement du suspens. L’auteur nous mène exactement là où il veut nous mener. Nous sommes suspendu.e.s aux lèvres du protagoniste-narrateur, à la plume de l’auteur, à chaque fin de chapitre.
La lecture peut être frustrante si on doit reposer le livre, délicieuse par son additivité si on a la chance de lire un moment.
De nouvelles questions, de nouvelles craintes ; de nouvelles désillusions aussi, ou de nouvelles découvertes…
Nous ne savons rien. Nous croyons savoir, c’est tout ce que je peux dire clin-doeil-coeur

Tout naturellement, la fin est paradoxale, inattendue. De fil en aiguille, sans comprendre d’abord comment telle révélation nous pousse au dénouement (de prime abord choquant, il faut l’avouer) elle s’avère véritablement surprenante.

J’ajouterai que des valeurs comme l’espoir, le courage et l’union se trouvent intelligemment distillées et présentées. Tristan parvient à trouver des alliés qui le suivront, le soutiendront autant que lui les supporte. Les déceptions et les obstacles sont confrontés avec ces camarades de la rébellion et de la vérité.
Les réunions au kiosque soudent le groupe, leur permettent de s’apprivoiser les uns les autres. De se comprendre enfin, et se lier. J’ai trouvé l’amitié vraiment belle et forte dans cette intrigue. Puissante même, au vu de ce qu’elle est parvenue à faire !

Petit plus, un travail de mise en page remarquable est visible. J’ai bien aimé la police, mais aussi le détail des éclats de verre qui décorent les bords de pages. Vraiment joli !

En résumé, c’était une œuvre pleine de suspens qui touchait une palette de thèmes variés et qui était clairement addictive !

Et vous, connaissiez-vous ce livre ?
Qu’en pensez-vous ?

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s