Chroniques littéraires

Shutdown, Aurélien Grall

Auteur : Aurélien GRALL | Genre(s) :  Dystopie, Thriller, Science-fiction, Pro-écologie | Nombre de pages approximatif : 150 | Autoédition | Parution : Août 2019
Trouvable sur Amazon (Broché : 9.99€)

Résumé :
«
Imaginez un monde sans électricité, sans smartphones, sans ordinateurs, sans télévision, sans réseaux sociaux. Imaginez un monde où les gens sont condamnés à se regarder, se parler et s’entraider. Ce monde, c’est celui du grand shutdown. La pire catastrophe n’ayant jamais frappé l’Humanité !

Alors que la civilisation humaine est en train de s’effondrer, le gouvernement fait appel aux services de Michael Donovan, astrophysicien et héros de guerre devenu alcoolique après la disparition tragique de sa femme. Au départ réticent, il finit par accepter. Contraint de faire équipe avec la froide Charlotte Von Braun, grand nombre de ses convictions vont se voir bouleversées…

Mais pour sauver le monde, il lui faudra d’abord se sauver lui-même. Où puisera-t-il le courage ? Et d’ailleurs, n’est-il pas déjà trop tard ?

Aurélien Grall est au sommet de son art dans cette course poursuite écologiste haletante. Réchauffement climatique, terrorisme, guerre bactériologique et danger nucléaire, Shutdown résonne dramatiquement avec l’actualité. Véritable cri de révolte dénonçant les travers de l’Homme et de son système, ce thriller vous hantera longtemps après l’avoir refermé. »


2copmia Mon avis :
Je tiens à remercier l’auteur, Aurélien Grall, de m’avoir proposé ce service presse uYA5m-IBmO8jSdyhdJH1uISp0SU

Je ne peux que saluer le travail de l’auteur qui a œuvré pour mêler différents genres, tout en gardant un message fort. Un brin d’amour, de l’aventure, une presque enquête, de la science-fiction/apocalypse… L’histoire permet en effet de toucher les lecteurs ayant des goûts divers.

Mais ce qui prime, c’est bien le message écologiste. Brutal, le roman nous présente de façon crue un monde en pleine dégénérescence. La technologie d’abord, puis la déchéance de hommes. Plus aucun appareil, quel qu’il soit, ne fonctionne. SHUTDOWN !
Alors l’humanité régresse sauvagement. S’entre-tuer pour des billets alors que l’argent n’est que papier vert imprimé, n’est-ce pas l’exemple de la stupidité cupidité de l’homme ? Retomber dans la violence la plus inouïe par souci de dominer dans un monde déjà en perdition et éclaté aussi ?…
Juste avant que la fin de notre monde ne soit signée, de mystérieux personnages agissent dans l’ombre. Pour que « Gaïa dorme tranquille », ils pointent les crimes de l’homme. Destruction de la forêt, pollution, égoïsme matériel… Ils répondront par des actions pour le moins radicales…

Mais justement. Peut-être était-ce une once trop radical, et radical dans l’ensemble de l’histoire. L’intrigue est dense, extrêmement dynamique ; elle donne le tournis, elle donne l’effet d’une gifle via son message fort, c’est indéniable.
Mais tout y est peut-être un peu rapide.
L’amour y est éclair, soudain, peu développé.
Le dénouement est certes surprenant et inattendu, réalisant un véritable volte-face, mais il m’a fallu lire vraiment méticuleusement pour bien comprendre. La violence du final m’a beaucoup interloquée aussi (ainsi que les toutes dernières phrases). L’épilogue adoucissait un peu la fin brutale de l’histoire mais me paraissait très étrange aussi.

Autre chose qui m’a un peu froissée, est la prose.
Le fond est là, je l’ai dit. Mais la forme est parfois lacunaire. Passer d’un langage métaphorique à des phrases averbales sèches ou d’un ton trivial cru était assez déroutant.
À un endroit même, était dressée une liste terriblement longue de victimes d’une catastrophe : étendue sur presque deux pages (sur écran liseuse), je n’ai pas beaucoup apprécié, l’intérêt d’un tel détail me paraissant superflu, ce qui est dommage.
J’ai aussi eu du mal à m’attacher aux personnages, ne serait-ce que le principal, Michael. J’aurais aimé qu’il soit un tout petit peu plus creusé. Malgré la tragédie et l’incohérence de la vie qu’il mène depuis, je n’ai pas eu beaucoup de sentiments pour lui, comme pour les autres…

J’ai énormément aimé en revanche les différentes citations qui ouvraient les chapitres : empruntées à des personnages forts, révélatrices d’une idée tout aussi forte, elles étaient en parfaite harmonie avec le thème du roman.

En résumé, Shutdown est un roman court et intense qui porte un message en effet très fort ! « Gaïa dormira tranquille… »
Malheureusement, si le fond est bon, la forme est un peu lacunaire à mon sens. Tout va très (trop) vite et la prose ne m’a pas exactement séduite…

Et vous, connaissiez-vous ce livre ?
Qu’en pensez-vous ?

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s