Chroniques littéraires

Le Page de l’Aurore, Astrid Stérin

Auteure : Astrid Stérin | Genre(s) :  Fantasy / Médiéval | Nombre de pages approximatif : 480 | Maison d’édition : Sylphe Rouge | Parution : Mai 2019
Trouvable sur le site de la maison d’édition : ici !

Résumé :
«
Il était une fois au Royaume d’Or, un petit page aux boucles blondes et à l’âme tendre nommé Cœur de Lorelonne. Confié à la cour du Roi pour le protéger des menaces qui planent sur sa vie, il va y découvrir un tout autre monde que celui de sa province d’origine, frontalière du royaume de Torraure.

Il était une fois en Torraure une Sorcière de Fer, reine crainte d’un pays honni. Entouré des plus sombres rumeurs, son règne oppresse chaque jour un peu plus les royaumes voisins, attisant des conflits ancestraux.

Lorsque la guerre éclate finalement, face aux tours obscurs préparés par la Sorcière, Cœur devient le seul espoir de victoire dans ce conflit trop grand pour lui. Et c’est un bien long voyage qui attend ce petit héros à la loyauté de chevalier, mais au cœur d’enfant.

Du récit de cape et d’épée au roman historique, Le Page de l’Aurore puise ses sources dans un amour de la grandeur et de la tradition chevaleresque. C’est un tableau aux teintes de la Renaissance, où chaque dorure a sa tache de noirceur et chaque pique de fer son éclat de lumière. »


2copmia Mon avis :
Un grand merci à l’auteure, Astrid Stérin, de m’avoir accordé ce service presse !

Ce qui m’avait attirée tout d’abord était le synopsis du roman. Je l’ai trouvé vraiment très doux, et très bien écrit. Il ressemble à l’introduction d’un conte tout doux, dans lequel le mal – ici figuré par la mystérieuse Sorcière de Fer – vient injecter quelques gouttes de noirceur. Le dernier paragraphe, qui allie deux à deux des opposés, a achevé de me séduire et de m’intriguer !

Chaque partie qui articule le roman approfondit la précédente.
Dans la première, le petit Cœur est un très jeune garçon encore ignorant du monde et des manières de la Cour où il va être plongé. C’est un monde plein d’innocence, comme en témoignent les différents noms des personnages qui l’entourent (Comte de Charme, Marquise de Velours, Duc de Lyre, Marquis de l’Arôme…), mais aussi de découvertes : le petit Chevalier va découvrir quelques mystères du Royaume, mais aussi les us et coutumes. Il va se faire des amis, comme des rivaux.
Suite à cela, les parties représentent des étapes successives dans la croissance de Cœur, par des confrontations, des épreuves. Le développement du personnage est vraiment remarquable, et je dirais même qu’il en est de même pour les personnages – car toutes les autres figures ne sont pas en reste et trouvent une importance toute particulière au fil des chapitres. Je souligne par exemple l’évolution du caractère de Parage de Lyre qui m’a beaucoup étonnée, mais que j’ai beaucoup appréciée.
Je me suis profondément attachée à Cœur, d’un bout à l’autre du roman. Il était toujours sincère, et toujours avec son cœur d’enfant en effet. Adorable yellow-heart_1f49b

Si le début du livre laissait planer une atmosphère de conte dans cette Cour fabuleuse et pleine de beauté, où le Roi a l’aura aussi pure et protectrice qu’un rayon de soleil doré, où les sculpteurs font des miracles et où le petit chevalier trouve sa place dans ce tableau, la suite est autrement orchestrée. Cœur était beaucoup plus impliqué, prenant peu à peu  conscient et agissant de plus en plus. Il grandit, c’est certain, mais tout en restant fidèle à lui-même.
J’ai retrouvé l’esprit du parcours initiatique du héros, et c’était d’autant plus fort et plaisant que l’univers médiéval créé était consciencieusement imaginé et construit.

La noirceur aussi, avec l’injustice, la mort, la peur, la guerre, tous ces aspects sombres contre-balançaient progressivement la lumière et l’apparence utopique du début de roman. En lisant, on a l’impression de grandir un peu en même temps que Cœur.
La lecture n’était donc pas que « gentillette », elle s’approfondit et s’intensifie.

Pour ne rien gâcher, la plume de l’auteure était magnifique, fluide et parfaitement adaptée aux tonalités tantôt douces, tantôt cruelles. Ce fut un vrai plaisir à lire.

J’ai eu un peu mal au cœur en lisant les derniers chapitres, et étais restée un peu surprise par la dernière page. Après réflexion… cette fin est sans doute la plus adaptée à l’œuvre que je venais de terminer…

En résumé, cette lecture était magique. En me penchant sur ces pages, j’ai changé de monde. J’étais dans un autre temps, un autre pays.
J’ai suivi un petit garçon attachant, ses aventures, ses apprentissages ; ses découvertes, ses défaites.
J’ai vu de la douceur, de la poésie, mais aussi de la cruauté et de l’injustice.
Merveilleuse lecture, merveilleuse plume.
Merci mille fois à Astrid Stérin pour cette œuvre yellow-heart_1f49b
Je vous recommande chaleureusement de la découvrir yellow-heart_1f49b
Et vous, connaissiez-vous ce livre ?
Qu’en pensez-vous ?

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