Chroniques littéraires

Chroniques de Weyän – T1 : L’Aigle de Fer, Ellen Raven Martin

Auteure : Ellen Raven Martin| Genre(s) : Dark Fantasy | Nombre de pages approximatif : 600 |Autoédition | Parution : 23 mai 2019
Trouvable sur le site de l’auteure (20€ en broché avec possibilité de demander une dédicace yellow-heart_1f49b  ou 3,99€ en numérique)
ou sur Amazon ici (Format broché, 20€) et ici (Format Kindle, 3,99€)

Résumé :

Weyän, notre terre, a été noyée dans le sang ; submergée par des cendres, débris de nos espoirs anéantis. Que pleurent tous ces spectres à la face fanée, échappés au fil de Vatrish, fendeuse de morts ! Car le roi de Fer reviendra, et il se vengera ! »
Paroles d’un auspice funeste.

Il y a mille ans, Weyän s’inclinait face à Herlingar, le roi de Fer. Il guerroyait, détruisait ses ennemis et dirigeait son royaume avec cruauté. Arendal mena la révolte et, aidé de ses Servants, il mit fin au règne d’Herlingar. Le roi de Fer fut ainsi exécuté et son essence, scellée. À la fin de cet âge de Héros, un Ordre mystérieux fut créé et se jura de garder cette dernière.
Un jour, ces Héros découvrirent combien leur acte avait mis Weyän en danger, combien ils s’étaient montrés idiots.
Herlingar fut et est encore haï. Craint. Ce roi de Fer était-il vraiment un fou, ou s’agit-il là de contes pour âmes crédules ?
Et si les Héros avaient menti ?

« Rien ne saurait vaincre le Fer ! La fin est inéluctable ! »


2copmia Mon avis :
Un grand merci à l’auteure, Ellen Raven Martin, qui m’a accordé ce service presse yellow-heart_1f49b

Le résumé de ce livre m’avait interpelée par toute la noirceur dont il suintait. Et je suis loin d’avoir été déçue…
La plume extrêmement maîtrisée m’a captivée d’un bout à l’autre de ma lecture. Les phrases sont belles, le vocabulaire étudié, et j’ai énormément aimé.

L’intrigue est partagée entre les différents protagonistes que nous suivons à tour de rôle. Nous découvrons avec eux toute la complexité de l’histoire, en même temps que nous sont révélées les différentes facettes de ces personnages. Ceux-ci sont profondément travaillés, rien n’est laissé à la légère.
Jetés en pâture dans des aventures obscures, plongés dans le mal, confrontés à des figures odieuses en puissance, ils doivent constamment se débattre pour leur amour, leurs idéaux, leurs objectifs ou volontés.
Et il semble évident qu’ils ne s’en sortiront pas indemnes…

Damhán, jeune prince d’arrogance et beau parleur charmeur, a la charge d’un héritage qu’il découvrira à ses dépens ; porteur d’un sang maudit, il sera la proie de nombreuses entités, chacune pour des raisons différentes, en plus de devenir sujet à un destin littéralement… traumatisant.
Adalínd, sa sœur d’adoption, fleur tremblante et sensible, est une poupée d’innocence que l’on piétine volontiers ; elle subira tant et tant d’horreurs, perdra ce qu’elle a de plus cher, et se transformera alors… mais pour devenir quoi exactement ?
Fædal est un magicien mystérieux, je n’ai pas réussi à le cerner exactement… Est-il peureux, audacieux, intéressé, ou seulement facilement manipulable ? J’ai beaucoup de questions, je suis très curieuse de voir ce qu’il cache… …. ce qu’il lui arrivera ?
Venyxia, mielleuse et vénéneuse, est le personnage le plus trouble et le plus obscur de ce roman sans le moindre doute. Faut-il admirer cette presque démone ? Faut-il craindre cette sorcière sanguinaire ? Qui est-elle exactement ?…

La plume parfaitement aiguisée d’Ellen Raven Martin donne une vraie force aux événements qu’elle nous présente. Les scènes sont riches, envisagées avec une précision qui permet de les dresser comme des cadres. L’auteure esquisse de quoi s’imaginer les lieux jusque dans la description des villes ou salles, la mention des mets variés des fêtes par exemple. Mais elle est surtout incroyablement efficace : noirceur macabre, rouge passion, elle excelle que ce soit l’une ou l’autre atmosphère.
Tentations alléchantes et malsaines murmurées à l’oreille, machiavélisme et cruauté distillant minutieusement l’horreur de certains actes… La pitié n’existe pas dans cet univers, c’est certain. Seuls la rancœur, la colère et la vengeance, mais aussi le goût de l’interdit et de l’égoïsme, dominent. Le sang y est généreusement versé, et cela nous tire des frissons. Horreur ? Plaisir sadique ? C’est bien là, la question…

L’amour existe, mais jamais pour être heureux semble t-il ; la sensualité peut être la passion intense entre les amoureux, comme être une luxure intéressée. Sans jamais être obscène, ceci dit. Explorée sans hésitation, osée, oui, mais pas obscène.

Ceci dit, avec ces deux derniers points, soyez prévenues Âmes Sensibles : passez votre chemin…

Le contexte de tension politique complexe, de conflits entre les différents royaumes, se trouve contaminé par l’égoïsme tout en étant influencé par la légende de cet ancien roi et sa lignée perdue.
L’intrigue se conclut sur une fin des plus inattendues. Bercée par des leurres, je n’ai absolument pas prévu une telle surprise. Les personnages vivent certainement dans le mensonge qu’on leur conte depuis l’enfance, mais le lecteur est aussi trompé par l’auteure !

En résumé, un roman en rouge passion et noir macabre mené par une plume très belle, et une intrigue puisée dans les entrailles d’un univers éminemment sombre qui a encore beaucoup de secrets à nous révéler… à suivre !

Et vous, avez-vous lu ce livre, ou d’autres œuvres de la même auteure ?
Qu’en pensez-vous ?

Un commentaire sur “Chroniques de Weyän – T1 : L’Aigle de Fer, Ellen Raven Martin

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