Chroniques littéraires

Les Notes de sang, Corinne de Vailly

Auteure : Corinne de Vailly | Genre(s) : Steampunk / Fanstasy / Policier | Nombre de pages approximatif : 300 |Maison d’édition : Éditions du 38 – Collection du Fou| Parution : Mars 2019
Trouvable sur Amazon ( 5,99Ebook Kindle)

Résumé :
« En 1850, le célèbre violoniste tsigane Yoshka Sinti meurt à Londres. Toute la communauté des «Fils du vent» se retrouve autour de sa tombe, au cimetière, au moment de son enterrement. Dans la tristesse de cette journée pluvieuse, les violonistes sortent leurs instruments, se mettent à improviser et à jouer ensemble en l’honneur de leur maître disparu.

Plus tard, un violon est laissé sur la tombe et un jeune homme s’en empare. Or, cet instrument est convoité par Hawthorne Lambton, maître horloger. Il doit le retrouver, coûte que coûte, puisque seul ce violon fabriqué à base d’ossements humains peut guérir son fils mourant et mettre ainsi fin au mauvais sort jeté sur sa famille depuis de nombreuses générations.

Foster Riley, dit l’Assommeur de la confrérie des Freux, aura mission de retrouver l’objet précieux. Mais Foster a ses propres intérêts à protéger… »

2copmia Mon avis :
Nouveau service presse gracieusement accordé par les Éditions du 38 et la Collection du Fou, merci à eux pour leur confiance !yellow-heart_1f49b

Pas de fantasy cette fois, mais une lecture steampunk au cœur d’une vieille Angleterre, aux côtés d’un horloger de génie obsédé par une légende…~

L’univers est plein d’inventions multiples : des insectes mécaniques servants d’espions, des automates géniaux, le jetpack du policier… objets fascinants et typiques, mais qui sont évoqués un peu vite à mon sens, pour un roman steampunk – car mis à part les deux principaux automates de Lambton, leur apparition était assez fugace, ce qui est assez dommage.

L’atmosphère qui imprègne les pages est sombre, parfois même très glauque et oppressante. C’était délicieusement lugubre et angoissant !
Obsession macabre et malsaine, assassinat violent et sanglant, cruauté et torture impitoyable, règlements de compte entre clans, intrigues licencieuses sous maison close… voilà de quoi teindre la toile de l’intrigue en noir.
C’est une Angleterre aux quartiers clivés entre les bourgeois aisés qui ferment volontiers les yeux sur la misère à leurs pieds, et les Pauvres qui luttent pour survivre comme le petit Cody qui « s’encrapouille » en devenant un enfant voleur pour la Confrérie. Les bas quartiers deviennent aussi le théâtre d’organisations secrètes et violentes, représentées par l’exemple de Riley, l’homme au masque de corbeau qui sévit la nuit…
Ajoutons que cette histoire évoque la fabrication de machines à base d’os arrachés à des cadavres, de tendons humains volés dans des cimetières pour créer des automates humanoïdes plus vrais que nature…
L’histoire du violon, les malédictions engendrées par la musique et les conséquences d’une mauvaise volonté sur son pouvoir, sont autant d’actes tragiques et horribles.

C’est une véritable enquête qui est lancée autour de l’instrument magique, soulevant plus d’un mystère et secret, animant des chasses à l’homme pour récupérer l’artefact et éliminer son violoniste…

Le début était intéressant, car le prologue raconte l’enterrement du violoniste avant de repartir en arrière afin de voir comment le fil des évènements y conduisaient. C’était un petit long, on se pensait in medias res, et finalement on remonte dans le temps. Mais la démarche permettait de comprendre l’histoire et rebondir sur ce décès qui parait – quoique triste – plutôt anodin afin d’en dégager un élément déclencheur. De même pour les passages tirés du passé pour expliquer les malédictions et leurs naissances désastreuses.

J’ai trouvé les fins de chapitres un peu brutales en général cependant. Elles s’arrêtaient presque toujours tout net…
La chronologie n’est pas linéaire mais anarchique (pas entièrement dans le sens péjoratif) : cela rendait la lecture un peu saccadée au début, mais une fois le pli pris, il était possible de suivre mieux.
Les épisodes sont ainsi rapportés en parallèle des uns et des autres par moments, pour avoir les points de vue des différents personnages.

Personnages par ailleurs peu attachants malheureusement, ils ne restent que des rouages nécessaires que je n’ai pas réussi à apprécier pleinement, même en comptant Lambton et son fils mourant enchaînés à cette malédiction familiale. Je n’ai pas aimé plus que ça Mirko malgré son courage, j’ai eu un peu de pitié pour la jeune Toszcana, mais rien pour les autres. Ni Cody ni Lambton n’a su me toucher. Aurais-je eu un cœur de pierre le temps de cette lecture, contaminée par la méchanceté de ses protagonistes ?… Il faut croire…

En résumé, ce roman fait lieu d’un univers très obscur et pesant pour entourer les mystères de ce violon et ses mélodies étranges, et emprisonne ses personnages aux objectifs très divergents dans une fatalité impitoyable…

Et vous, avez-vous lu ce livre ?
Dites-moi tout !

2 commentaires sur “Les Notes de sang, Corinne de Vailly

    1. Merci beaucoup! c’est super si cela te donne envie ‘u’
      Cette autrice est aussi celle qui a écrit « Dans la peau du mal » ; je ne l’ai pas lu mais il a l’air dans la même optique (sombre, enquête, tueurs en série).
      L’ambiance oppressante/dark est vraiment la force de ce livre donc je pense que c’est vraiment susceptible de te plaire alors !
      Si tu le lis, je serais curieuse d’en parler avec toi, ou de lire ton avis ^^

      J'aime

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